Peurs Sur La Ville. Photographies Historiques, Réelles Et Imaginaires

Peurs Sur La Ville

« Paris brûle-t-il ? ». C’est la question que semble poser cette exposition à la Monnaie de Paris. Du 20 janvier au 17 avril 2011, vous pouvez désormais venir découvrir notre magnifique capitale conjuguée à tous les temps : au passé, avec des photographies d’archives de Paris Match, au présent, avec la série Paris Street View de Michael Wolf et au futur, heureusement inconnu, avec Guerre ici de Patrick Chauvel.

Abritée par la Monnaie de Paris et avec la participation de Max Gallo, cette exposition est organisée avec Paris Match, La Galerie Particulière et La Galerie Photo12 et présente des photographies inhabituelles. Avec les photos d’archives plus ou moins connues, on retrouve des photographies par Michael Wolf et de Patrick Chavel. Michael Wolf, en utilisant des captures d’écran de Google « Street View » montre la violence quotidienne qui règne dans les rues de la ville – et qui sont accessibles par tous sur internet – comme par exemple des agressions de la circulation, des gens qui courent,… Quant à Patrick Chauvel, reporter-photographe de guerre, ce sont des montages photographiques qu’il nous présente, transposant des scènes de guerre et de ravages devant les monuments emblématiques de Paris.

Photographies historiques, réelles et imaginaires, elles sont toutes réunies au sein de la Monnaie de Paris. Ce symbole parisien, témoin des grands événements qui ont marqués la vie de la capitale, se fait le porte-parole de toutes les peurs que l’on peut ressentir face à un futur dont on ne connait rien. Alors que la France connait une des plus longues périodes de paix de son Histoire, l’exposition Peurs sur la ville a pour but d’inspirer une réflexion sur la violence urbaine à Paris mais également une réflexion sur la paix et sa fragilité, afin de mieux la protéger et la cultiver.

 

Informations Pratiques : Peurs Sur La Ville. Photographies Historiques, Réelles Et Imaginaires. Du 20 janvier au 17 avril 2011 à la Monnaie de Paris. Droits d’entrée à partir de 4 euros.

Noémie Pitteloud, Master de Management Culturel, UCO.

Illustration : DR

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Loriot & Mélia – Vu-Pas-Vu

A la vue du succès qu’elle a suscitée, l’exposition Loriot & Mélia – Vu-Pas-Vu au musée des Beaux-Arts d’Angers est prolongée jusqu’au 3 avril 2011 ! Jeux de lumières, poésie et incongruité attendent d’être vus et même revus, alors n’hésitez pas !

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Les Romanov, tsars collectionneurs

C’est une magnifique exposition que propose depuis le 26 janvier la Pinacothèque de Paris ! Les Romanov, tsars collectionneurs vous invite découvrir l’une des plus riches collections d’Europe, issue du palais de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg.

« Les étrangers et les curieux du pays admis à visiter ces vastes et riches galeries de peintures en admirent avec raison la magnificence » disait en 1785 le comte Ernst de Munich. Un peu plus de deux siècles plus tard, cette parole semble encore d’actualité, si l’on considère la qualité et la richesse de cette collection. C’est au XVIIème siècle que les premières pièces sont réunies à la cour impériale de Russie, à l’initiative de Pierre le Grand (1672-1725). Il a envoyé dans toutes l’Europe des agents à seule fin de rapporter des œuvres de qualité. C’est ainsi que David et Jonathan de Rembrandt et Le contrat de mariage de Jan Steen sont entrés dans la collection impériale.

L’exposition prend pour point de départ le collectionneur qu’était Pierre le Grand et a fait le choix de suivre un parcours chronologique. On retrouve donc ensuite Catherine la Grande (1729-1796), despote éclairée imprégnée de la philosophie des Lumières (elle entretenait une correspondance avec D’Alembert et Voltaire, et elle a reçu Diderot à sa cour). Catherine la Grande a considérablement enrichi la collection impériale, pour laquelle elle fait édifier le Petit Ermitage. Elle acquiert, entre autre, Vénus, faune et putti de Poussin, Portrait de jeune homme au chapeau de Greuze, La malade et le médecin de Gabriel Metsu, Portrait d’acteur de Dominico Fetti et une esquisse de Rubens pour L’entrée de Marie de Médicis à Lyon. Les successeurs de Catherine la Grande, Alexandre Ier (1777-1825) et Nicolas Ier (1796-1855) vont à leur tour agrandir la collection impériale. Alexandre Ier la complète d’œuvres de maîtres espagnoles tels que Vélasquez et Murillo, et permet en 1805 que le public accède aux collections. Nicolas Ier va surtout concentrer ses efforts sur la construction du Nouvel Ermitage, le premier ayant été dévasté par un incendie, mais il acquiert également des peintres de la Renaissance italienne ainsi que peintres primitifs flamands.

Cette exposition est l’occasion de s’interroger sur les musées, et en particulier sur leur naissance, thème choisit par la Pinacothèque pour un programme de trois expositions dont Les Romanov, tsars collectionneurs fait partie. Outre la collection de la dynastie des Romanov, vous pouvez également voir celle d’une grande famille nobiliaire hongroise, les Esterhàzy, princes collectionneurs, dont la collection constitue le cœur du musée des Beaux-Arts de Budapest. Quant à la troisième exposition, il s’agit tout simplement le la collection permanente de la Pinacothèque, qui s’est agrandie de 3000m².

Camille Macé – Master Management Culturel – UCO

Illustrations : DR.

Infos pratiques : Les Romanov, tsars collectionneurs, du 26 janvier au 29 mai 2011, Pinacothèque de Paris (8ème arrondissement), tarif plein : 10 euros avec exposition permanente, tarif réduit : 8 euros avec exposition permanente.

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La Russie en calicot

L’année France-Russie 2010 n’est pas tout à fait terminée ! Jusqu’au 27 mars prochain, le Musée de l’Impression sur Etoffes de Mulhouse héberge l’exposition La Russie en calicot. Cette exposition est le fruit d’une collaboration entre le musée alsacien et plusieurs organismes culturels russes : le Musée des arts décoratifs, appliqués et populaires de Russie (Moscou), le Musée historique régional Bouryline (Ivanovo), et la plus ancienne manufacture d’impression russe, la Manufacture Trekhgornaia (Prohorov).

Cette exposition met en exergue la richesse et l’évolution artistique et historique des arts décoratifs russes du XVIIème au XXème siècle. Les 500 objets exposés se font le reflet du passage de la production artisanale à la production industrielle des tissus d’habillage et d’ameublement.

Les précieuses étoffes offertes à la vue du public se proposent d’illustrer deux thématiques. La première retranscrit l’histoire et l’évolution de la production du textile depuis le XVIIème siècle. Les traditions artisanales locales cèdent peu à peu du terrain à la production industrielle, qui va hisser la Russie au quatrième rang mondial de la production de textile au XIXème siècle. La seconde se concentre sur le lien entre les imprimés et la propagande dans les années 1920-1930. On cherche de nouveaux motifs et de nouveaux styles, se faisant l’écho des changements sociaux et politiques majeurs de l’époque.

La scénographie de Boris Messerer fait le choix de déployer pleinement le thème du tissu, ornant les murs d’un puzzle d’étoffe. Le spectateur se déplace dans un univers aux couleurs chatoyantes, mettant en valeur l’ensemble des objets exposés. Le musée mulhousien en profite d’ailleurs pour exposer les pièces de sa collection relatives à l’histoire sociale et culturelle de la Russie.

Cette exposition n’est qu’une première étape. Après son escale à Mulhouse, elle sera ensuite présentée en Espagne, en Italie, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, avant de terminer à Sotji, sur les côtes russes de la mer Noire, en 2014.

Camille Macé – Master Management de la Culture – UCO

Illustration : DR.

Infos pratiques : La Russie en calicot, du 11 novembre 2010 au 27 mars 2011, Musée de l’Impression sur Etoffes (Mulhouse), tarif plein : 7 euros, tarif réduit : 3 euros.

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Quand Eve retrouve Adam – Deux pendants de Goltzius

C’est au musée des Beaux-Arts de Strasbourg que je vous conseille cette semaine de vous rendre ! L’exposition Quand Eve retrouve Adam est visible jusqu’au 22 février prochain, dans le cadre du FRAME (French Regional and American Museum Exchange).

Cette exposition réunit deux œuvres de l’artiste flamand Hendrik Goltz (1558-1617) dit Goltzius. Eve est conservée au musée des Beaux-Arts de Strasbourg depuis 1936. Même si l’on supposait que son pendant avait existé, nulle trace n’attestait une quelconque conservation. Adam a finalement été retrouvé en 2003, il a été acquis par le Wadsworth Atheneum Museum of Art à Hartford, aux Etats-Unis. Le diptyque a été exposé une première fois dans le musée américain lors de l’exposition Reunited Masterpieces (du 14 février au 30 mai 2010).

La réunion des deux œuvres est l’occasion de découvrir un artiste hors pair. Goltzius, dont l’œuvre relève du maniérisme nordique, n’a pas commencé sa carrière en tant que peintre mais en temps que graveur (on lui doit par exemple La chute d’Icare d’après Cornelius Van Haarlem). Son habilité et son talent sont rapidement reconnu, et son atelier va par la suite acquérir une renommée européenne. Il est capable de reproduire des artistes de style variés, que ce soit Dürer ou le Parmesan, ou encore Raphaël et Lucas de Leyde. Il n’entamera une carrière de peintre qu’à la fin du XVIème siècle.

Eve et Adam ont été peints vers 1613. De format similaire, ils présentent un point de vue peu commun pour illustrer thème du péché originel : le cadrage est resserré autour des bustes, attirant le regard du spectateur sur la symbolique (Eve tient la pomme, symbole de péché et de tentation, tandis qu’Adam tient l’aubépine, symbole de souffrance et de salut). L’unité du diptyque tient au fait qu’à l’arrière-plan de chacun des tableaux, l’Arbre de la Connaissance est présent et les relie. L’ensemble est éclairé violemment et artificiellement, dans la tradition maniériste.

Cette exposition est aussi l’occasion d’évoquer le contexte artistique et iconographique autour de cette œuvre. Pour cela, le Cabinet d’Estampes et de Dessins de Strasbourg expose également, dans la même salle, environ 20 gravures qui pourraient être à l’origine de l’œuvre de Goltzius. C’est également l’occasion de faire dialoguer l’art contemporain avec l’art dit classique : Bill Viola y présente l’une de ses œuvres vidéos, Incarnation, interrogation sur les images et leur pérennisation, leur influence et leur réutilisation.

Camille Macé – Master Managent Culturel – UCO

Illustration : DR.

Infos pratiques : Quand Eve retrouve Adam – Deux pendants de Goltzius, du 21 novembre 2010 au 22 février 2011, musée des Beaux-Arts de la ville de Strasbourg, tarif plein avec exposition permanente : 5 euros, tarif réduit avec exposition permanente : 2.50 euros avec exposition permanente.

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Futuréalismes – Electronic Shadow

À partir du 10 décembre 2010, le Musée Granet d’Aix-en-Provence ouvre ses portes à l’art numérique pour la première fois. Sous le nom Futuréalismes, le duo d’artistes « Electronic Shadow » présente une exposition manifeste qui revient sur 10 ans de création et projette le public dans les 10 ans à venir.

Un coup de foudre créatif

Au départ, Naziha Mestaoui est architecte, Yacine Aït Kaci réalisateur multimédia. En 2000 ils créent « Electronic Shadow » et depuis, ils multiplient les installations, prototypes et applications, oscillant entre réalité et fiction, qu’ils appellent « réalités hybrides ».

Un espace qui combine virtuel et réel

Déployée sur plus de 700m², l’exposition propose au public de « rentrer » dans une vingtaine d’installations interactives. Le corps est utilisé comme interface et le spectateur devient l’acteur principal de l’œuvre. Avec Double vision, l’espace-image devient le décor narratif d’un univers dont le corps d’une danseuse est le narrateur. Ce mode d’interaction ludique permet au visiteur d’apprivoiser les créations et de s’interroger sur sa perception du monde en voyageant dans des utopies contemporaines.

Des expositions dans les musées les plus prestigieux du monde

Ces œuvres, inclassables par l’éclectisme de leur création pluridisciplinaire, s’intègrent dans un art contemporain de moins en moins enfermé dans des cases. L’approche originale d’« Electronic Shadow » lui a ouvert les portes de près de 70 expositions en 10 ans dans les plus grands établissements culturels : MoMA à New York, Centre Georges Pompidou à Paris, Musée de la photographie à Tokyo, Biennale d’Art contemporain de Séville, MOCA de Shanghai, etc. Mais pour la première fois, c’est un Musée des Beaux-Arts qui l’accueille !

Finalement, une grande rétrospective mais aussi une véritable prospective sur les mondes de demain, de laquelle vous risquez de ressortir chamboulés !

Informations pratiques : Futuréalismes – Electronic shadow, du 10 décembre 2010 au 24 avril 2011, Musée Granet – Place Saint Jean de Malte – 13100 Aix-en-Provence. Tous les jours sauf le lundi, de 12 heures à 18 heures, 4€ (2€ tarif réduit).

Anne-Gaëlle BEAUGENDRE – Master Management Culturel – UCO

Illustration : DR.

 

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★ Joyeux Noël ★

Toute l’équipe d’ExpoTempo vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année et plein de belles expositions à venir !

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